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Extrait du EP 5 titres "LE TEMPS NOUS DIRA"

IL EST PROBABLE QUE

Co-réalisé par Ludo Pin, Bénédicte Schmitt & Ariane Moffatt

Aux Studios Labomatic

Batterie, claviers, choeurs : Ariane Moffatt

(P) (C) 2010, Arrêtez Écoutez

Editions Universal Music Publishing

"Décidément, l'horloge influe sur la création de Ludo Pin : après 3 secondes, il revient avec Le temps nous dira. Le titre phare du maxi entre en première piste, accompagné de quatre douceurs. Un disque joliment arrangé, amenant de l'actualité à la chanson française sans regarder dans le rétro. À noter : la participation d'Ariane Moffat sur Il est probable que." Thibaut Guillon - Magazine LONGUEUR D'ONDES

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"C’est au cours d’une soirée banale de l’année 2008 que nous avons eu l'occasion de croiser pour la première fois cet artiste attachant et talentueux qu’est Ludo Pin. (...) En ce printemps 2010, le dit artiste tente de refaire parler de lui par la sortie d’un nouvel EP, «Le temps nous dira», sorte d’introspection d’un trentenaire qui ne sait pas vraiment s’il doit regarder avec nostalgie derrière lui ou garder l’espoir du meilleur pour les années à venir. Cette interrogation est au cœur d’un titre comme    «Le temps nous dira» au rythme entraînant et à la mélodie imparable mais également sur le splendide et mélancolique «Il est probable que» sur lequel apparaît dans les cœurs Ariane Moffat. (...) une chose est certaine, cet EP est en tout point réussi et à découvrir sans plus tarder..." Elvis Beatson - ROCK'N'FRANCE

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"Radio Nova, découvreur de talent devant l’éternel, est un des premiers à remarquer cet artiste. D’autres suivront, Louise Attaque, les Inrockuptibles… Pour ce second album, Ludo Pin garde les yeux ouverts sans complaisance, sans cynisme non plus, juste de l'intelligence et de la sensibilité. Plus assuré qu’à ses débuts, le jeune homme livre 5 remarquables titres, s’entourant d’artistes féminines de talent. On retrouve l’exigence musicale et la finesse de Bénédicte Schmitt (qui a notamment travaillé pour Jean-Louis Aubert) mais aussi la voix d’Ariane Moffatt qui l’accompagne sur le morceau "il est probable que". Ludo Pin a grandi et s’est amélioré. Ses mots sont plus assurés, sa poésie intacte. "Le temps nous dira" est un grand album, loin des clichés ennuyants de la chanson Française actuelle." Joelle Kwan - MELTY.FR


 


Pdf cliquer ici pour télécharger le communiqué de presse

Ludo Pin ne chante pas, il ne rap pas non plus, fait-il du spoken word ? Non, pas vraiment. Il fait un peu de tout cela, nourri à la chanson, au trip-hop, au hip-hop, aux guitares, il invente son propre genre musical, celui d’une génération qui n’a plus de chapelle où se réfugier pour pleurer les maux de son époque.

Sa génération, c’est celle de ces enfants qui ont grandi dans la décadence du modèle américain des années 80, pour le voir se briser dans le suicide d’un Kurt Cobain, étouffé par le consumérisme. Le discours pourrait paraître naïf, mais la plume est habile et le flow juste. Ce type n’en fait ni trop ni pas assez, il sonne vrai.

Avec une touchante sobriété, il pose sur le monde le regard perplexe de la génération des vingt-trente ans. Minimaliste sans être chichiteux, intimiste sans être nombriliste, cet autodidacte s'est construit un univers de ritournelles pas linéaires, d'alliances de mots simples et surprenantes.

Pour répondre à la façon dont les titres sont fabriqués en home-studio, sur scène, entre sa guitare et des samples en temps réel, Ludo Pin insinue ses bidouillages musicaux et sa voix fêlée, affirmant mine de rien une singularité éclectique et ludique, au croisement de la chanson, de l'électro et du hip-hop.

Son premier album, porté par le titre « 3 secondes », parait fin 2008 et rencontre les oreilles attentives du public, de la presse, des radios. Douze chansons qui laissaient le champ libre aux possibles et dessinaient déjà les contours d’un style, d’une pensée et d’une voix. Très vite après, il se met à écrire d’autres textes, où les mots semblent encore nous arriver le souffle coupé ; avec ce léger sourire aux lèvres qui n’est pas celui de l’ironie et du cynisme ambiants, mais bien celui du faux calme pour qui il est hors de question de faire semblant d’y croire.

Sur l’image du nouvel EP,  paru en 2010, Ludo Pin regarde avec plus de hauteur, les tours qui – il y a peu encore – lui bouffaient les mots. Alors on sent comme un courant d’air, un doux vertige, quelque chose qui dans le rythme s’accélère et pousse à croire que le jeune homme a le vent dans le dos.

Pour ce deuxième projet, Ludo Pin s’entoure de talents féminins. L’exigence musicale et la finesse de Benedicte Schmitt plane sur tous les titres du Maxi. On croise aussi Ariane Moffatt, qui chante et coréalise avec eux le morceau « Il est probable que », sur lequel elle partage l’incertitude de cet entre-deux générationnel… Ce n’est plus seulement l’angoisse des lendemains qui ne chantent pas, ni l’affreuse désillusion, mais plutôt ce refrain qui oscille entre l’espoir fou et la mélancolie.

Sur le nouvel opus comme sur le précédent, beaucoup de phrases se conjuguent au conditionnel. Les « si » appellent le rêve, n’accusent personne, invitent seulement à bousculer ce qui trop souvent reste figé. Les mots sont percussions, la poésie est brute mais pas brutale, pour l’interprétation et les associations d’idées, confiance est faite à ceux qui entendent.

Bénédicte Schmitt est de ceux là. Déjà coréalisatrice du premier album, elle fut cette fois plus présente, laissant le temps au temps, amassant puis élaguant la matière dans « son » Labomatic, cherchant la cohérence d’un son, l’identité pleine.

« Le temps nous dira » donne à entendre une voix plus dense, certainement mise en confiance par les nombreuses scènes écumées dans la dernière tournée. Certains « on » furent remplacés par des « je », mais le propos oscille toujours avec mystère entre l’échelle secrète et intouchable de l’intime, et celle, plus grande, du monde autour.

En réponse au dogme, à l’habitude, à l’impossible qui n’est pas musique, Ludo Pin se met en mouvement, déplace nos champs de visions et tape du pied pour la danse. Comme si ce « droit chemin » dont il nous parle, était celui le plus court, le plus rieur, le plus sûr.

Il est probable que

(Ludovic PIN / Ludovic PIN)

 

Il est probable que

Tout ça ne rime à rien

Il est probable que

Du doigt j'en touche la fin

Il est probable que

Rien ne nous appartient

 

Il est probable que

J'en oublie tes mains

Il est probable que

Tout soit pourri demain

Il est probable que

Rien ne nous appartient

 

Mais faut-il le dire

Pour s'en défaire

Faut-il remettre

À plus tard cette affaire

Quand le temps s'en mêle pour de bon

 

Il est probable que

Le jeu se dévoile demain

Mais il est probable que

L'entre-deux ne donne rien

Il est probable que

Rien ne nous appartient

 

Il est probable que

La fuite s'annonce demain

Mais il est probable que

Je n'y puisse plus rien

Il est probable que

Rien ne nous appartient

 

Mais faut-il le dire

Pour s'en défaire

Faut-il remettre

À plus tard cette affaire

Quand le temps s'en mêle pour de bon

 

Il est probable que

L'habitude ne vaut rien

Il est probable que

Tout ça ne rime à rien

Il est probable que

Rien ne nous appartient

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Mohammed Bouhafs
La Boite de Concerts
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